ÓãÑ ÇááíÇáí
10-03-2009, 08:05 PM
La voix passive
Les voix sont les formes du verbe qui rendent compte du rôle du sujet dans l'action. On distingue la voix active et la voix passive.
Dans une phrase à la voix active, le sujet du verbe désigne celui qui fait l’action exprimée par le verbe (on l’appelle l’agent). Le sujet fait donc l’action. Dans la phrase Louis Pasteur a découvert le vaccin contre la rage, Louis Pasteur est non seulement le sujet de la phrase mais aussi l’auteur de l’action : c’est bien lui qui a découvert le vaccin.
Dans une phrase à la voix passive, le sujet du verbe désigne ce sur quoi porte l’action exprimée par le verbe (on l’appelle l’objet). Le sujet subit donc l’action. Dans la phrase Le vaccin contre la rage a été découvert par Louis Pasteur, le vaccin contre la rage est le sujet de la phrase, mais pas l’auteur de l’action, le vaccin ne découvre rien, au contraire, il est découvert par Pasteur.
Ainsi, si l’on veut mettre en valeur l’agent, on utilisera la voix active. Si, au contraire, on veut mettre en valeur l’objet, on utilisera la voix passive.
Seules les phrases contenant un verbe transitif avec un complément d’objet direct peuvent être transformées au passif : le complément d’objet devient sujet et le sujet devient complément d’agent (introduit le plus souvent par la préposition par). En effet la phrase Le chat (sujet) mange (verbe) la souris (COD) devient à la voix passive la souris (sujet) est mangée (verbe) par le chat (complément d’agent). Par contre la phrase il pleut ne connaît pas de voix passive, car le verbe pleuvoir est intransitif.
Le verbe subit également des transformations lorsque l’on passe d’une voix à l’autre. À la voix passive, le verbe est employé au participe passé précédé de l’auxiliaire être conjugué au temps de la voix active :
Le chat mange la souris. → La souris est mangée par le chat.
Le chat mangera la souris. → La souris sera mangée par le chat.
Lorsque, à la voix active, le sujet est on, il disparaît à la voix passive :
On a découvert une nouvelle étoile → Une nouvelle étoile a été découverte.
Le verbe
Le verbe est un mot qui exprime une action (lire)ou un état (devenir) tout en situant cette action ou cet état par rapport à un instant donné (le temps). Le nom peut également exprimer une action (lecture) mais il ne peut pas à lui seul situer l’action dans le temps comme le verbe avec ses marques de présent, passé ou futur.
petite histoire du verbe
Le mot verbe vient du latin verbum qui signifie « mot, expression ». Il est apparu en français en 1050. Au Moyen Âge, il est utilisé pour traduire, dans les Évangiles, le mot grec logos, signifiant « parole », mais aussi Dieu. Il prend depuis la Renaissance une majuscule notamment dans la première phrase de la Genèse dans la Bible « Au commencement était le Verbe. »
Le verbe a la particularité de pouvoir se présenter sous de nombreuses formes : irai, va, allons… sont différentes formes du même verbe aller. C’est ce qu’on appelle la conjugaison.
Le verbe conjugué à un temps simple se compose d’un radical qui porte le sens (par exemple le radical de manger est mang-) et d’une terminaison (-er est la terminaison de manger, la marque de l’infinitif). La terminaison porte les marques :
de mode (indicatif, subjonctif, conditionnel, infinitif, etc.),
de temps (présent, imparfait, futur, etc.),
de personne (je, tu, il/elle, nous, vous, ils/elles),
de nombre (singulier ou pluriel).
Le nombre et la personne du verbe dépendent de son sujet (on dit que le verbe s’accorde en nombre et en personne avec son sujet) ; le mode et le temps dépendent du sens.
En français, un même verbe peut avoir plusieurs radicaux dans sa conjugaisoncomme venir (vien-t, ven-ons, vienn-ent, etc.).
Le verbe est généralement le noyau, le pivot de la proposition. Les différents groupes s’organisent autour de lui : sujet, complément d’objet, complément circonstanciel, etc.
Si le verbe peut s’employer avec un complément d’objet, on dit qu’il s’agit d’un verbe transitif (Aude aime l’équitation). Dans le cas contraire, il s’agit d’un verbe intransitif (Magali arrive demain).
La négation
La négation permet de nier un fait. Elle peut porter sur une phrase entière (Il ne pleut pas.) ou sur une partie seulement de la phrase (Il ne connaît personne.). Une phrase qui comporte une négation est une phrase négative.
La négation se compose de deux termes : l’adverbe ne (ou n’) et un autre mot tel que pas, rien, personne, aucun, jamais, plus, ni, etc. (Il ne pleut plus. Ne pleut-il jamais ? Je n’ai aucun problème.) On dit alors que ce deuxième terme est un auxiliaire de la négation.
La langue familière et orale construit très souvent la négation sans utiliser l’adverbe ne. Dans la langue écrite en particulier, il faut bien penser aux deux termes et ne pas oublier l’adverbe de négation.
→ Lorsque les deux termes encadrent le verbe conjugué à un temps simple : ne se place devant le verbe, l’autre terme se place après.
→ Aux temps composés, le deuxième terme se place entre l’auxiliaire être ou avoir et le verbe au participe (Il n’a pas plu.).
→ Lorsque le verbe est lui-même précédé de pronoms, ne (n’) se place devant les pronoms (Tu n’en auras pas.).
La négation peut également être exprimée sans employer de phrase négative, avec un mot de sens contraire ou un dérivé construit avec un préfixe tel que in- ou dé- (Je déteste la pluie = Je n’aime pas la pluie. C’est incertain = c
La phrase
Une phrase est une suite de mots qui constitue une unité de sens. À l’écrit, en français, la phrase commence par une majuscule et se termine par un point ou un signe de ponctuation forte (point d’interrogation, d’exclamation, etc.). À l’oral, elle constitue également une unité dans son intonation : chaque phrase est séparée de la suivante par une pause plus longue.
« la Courbe de tes yeux », poème en deux phrases de Paul ÉluardLa courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.
Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,
Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.
Les voix sont les formes du verbe qui rendent compte du rôle du sujet dans l'action. On distingue la voix active et la voix passive.
Dans une phrase à la voix active, le sujet du verbe désigne celui qui fait l’action exprimée par le verbe (on l’appelle l’agent). Le sujet fait donc l’action. Dans la phrase Louis Pasteur a découvert le vaccin contre la rage, Louis Pasteur est non seulement le sujet de la phrase mais aussi l’auteur de l’action : c’est bien lui qui a découvert le vaccin.
Dans une phrase à la voix passive, le sujet du verbe désigne ce sur quoi porte l’action exprimée par le verbe (on l’appelle l’objet). Le sujet subit donc l’action. Dans la phrase Le vaccin contre la rage a été découvert par Louis Pasteur, le vaccin contre la rage est le sujet de la phrase, mais pas l’auteur de l’action, le vaccin ne découvre rien, au contraire, il est découvert par Pasteur.
Ainsi, si l’on veut mettre en valeur l’agent, on utilisera la voix active. Si, au contraire, on veut mettre en valeur l’objet, on utilisera la voix passive.
Seules les phrases contenant un verbe transitif avec un complément d’objet direct peuvent être transformées au passif : le complément d’objet devient sujet et le sujet devient complément d’agent (introduit le plus souvent par la préposition par). En effet la phrase Le chat (sujet) mange (verbe) la souris (COD) devient à la voix passive la souris (sujet) est mangée (verbe) par le chat (complément d’agent). Par contre la phrase il pleut ne connaît pas de voix passive, car le verbe pleuvoir est intransitif.
Le verbe subit également des transformations lorsque l’on passe d’une voix à l’autre. À la voix passive, le verbe est employé au participe passé précédé de l’auxiliaire être conjugué au temps de la voix active :
Le chat mange la souris. → La souris est mangée par le chat.
Le chat mangera la souris. → La souris sera mangée par le chat.
Lorsque, à la voix active, le sujet est on, il disparaît à la voix passive :
On a découvert une nouvelle étoile → Une nouvelle étoile a été découverte.
Le verbe
Le verbe est un mot qui exprime une action (lire)ou un état (devenir) tout en situant cette action ou cet état par rapport à un instant donné (le temps). Le nom peut également exprimer une action (lecture) mais il ne peut pas à lui seul situer l’action dans le temps comme le verbe avec ses marques de présent, passé ou futur.
petite histoire du verbe
Le mot verbe vient du latin verbum qui signifie « mot, expression ». Il est apparu en français en 1050. Au Moyen Âge, il est utilisé pour traduire, dans les Évangiles, le mot grec logos, signifiant « parole », mais aussi Dieu. Il prend depuis la Renaissance une majuscule notamment dans la première phrase de la Genèse dans la Bible « Au commencement était le Verbe. »
Le verbe a la particularité de pouvoir se présenter sous de nombreuses formes : irai, va, allons… sont différentes formes du même verbe aller. C’est ce qu’on appelle la conjugaison.
Le verbe conjugué à un temps simple se compose d’un radical qui porte le sens (par exemple le radical de manger est mang-) et d’une terminaison (-er est la terminaison de manger, la marque de l’infinitif). La terminaison porte les marques :
de mode (indicatif, subjonctif, conditionnel, infinitif, etc.),
de temps (présent, imparfait, futur, etc.),
de personne (je, tu, il/elle, nous, vous, ils/elles),
de nombre (singulier ou pluriel).
Le nombre et la personne du verbe dépendent de son sujet (on dit que le verbe s’accorde en nombre et en personne avec son sujet) ; le mode et le temps dépendent du sens.
En français, un même verbe peut avoir plusieurs radicaux dans sa conjugaisoncomme venir (vien-t, ven-ons, vienn-ent, etc.).
Le verbe est généralement le noyau, le pivot de la proposition. Les différents groupes s’organisent autour de lui : sujet, complément d’objet, complément circonstanciel, etc.
Si le verbe peut s’employer avec un complément d’objet, on dit qu’il s’agit d’un verbe transitif (Aude aime l’équitation). Dans le cas contraire, il s’agit d’un verbe intransitif (Magali arrive demain).
La négation
La négation permet de nier un fait. Elle peut porter sur une phrase entière (Il ne pleut pas.) ou sur une partie seulement de la phrase (Il ne connaît personne.). Une phrase qui comporte une négation est une phrase négative.
La négation se compose de deux termes : l’adverbe ne (ou n’) et un autre mot tel que pas, rien, personne, aucun, jamais, plus, ni, etc. (Il ne pleut plus. Ne pleut-il jamais ? Je n’ai aucun problème.) On dit alors que ce deuxième terme est un auxiliaire de la négation.
La langue familière et orale construit très souvent la négation sans utiliser l’adverbe ne. Dans la langue écrite en particulier, il faut bien penser aux deux termes et ne pas oublier l’adverbe de négation.
→ Lorsque les deux termes encadrent le verbe conjugué à un temps simple : ne se place devant le verbe, l’autre terme se place après.
→ Aux temps composés, le deuxième terme se place entre l’auxiliaire être ou avoir et le verbe au participe (Il n’a pas plu.).
→ Lorsque le verbe est lui-même précédé de pronoms, ne (n’) se place devant les pronoms (Tu n’en auras pas.).
La négation peut également être exprimée sans employer de phrase négative, avec un mot de sens contraire ou un dérivé construit avec un préfixe tel que in- ou dé- (Je déteste la pluie = Je n’aime pas la pluie. C’est incertain = c
La phrase
Une phrase est une suite de mots qui constitue une unité de sens. À l’écrit, en français, la phrase commence par une majuscule et se termine par un point ou un signe de ponctuation forte (point d’interrogation, d’exclamation, etc.). À l’oral, elle constitue également une unité dans son intonation : chaque phrase est séparée de la suivante par une pause plus longue.
« la Courbe de tes yeux », poème en deux phrases de Paul ÉluardLa courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.
Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,
Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.